6. Combien coûte réellement le notaire dans une succession
Le recours au notaire s’impose dès lors que la succession comprend un bien immobilier, qu’un testament ou une
donation entre époux existe, ou que les avoirs bancaires du défunt dépassent 5 965 € (seuil
au 1ᵉʳ janvier 2026, art. L312-1-4 du Code monétaire et financier). En dessous, les héritiers peuvent obtenir
la clôture des comptes au moyen d’une attestation signée par l’ensemble d’entre eux :
quand le notaire est obligatoire détaille
chaque cas.
Le tarif se décompose acte par acte. L’acte de notoriété, qui établit qui hérite, coûte
56,60 € HT, soit 67,92 € TTC. La déclaration de succession est rémunérée par des émoluments
proportionnels dégressifs de 1,548 % à 0,426 % de l’actif brut. L’attestation de propriété
immobilière, qui transfère officiellement le bien au nom des héritiers, suit un barème plus élevé,
de 1,935 % à 0,532 % de la valeur des immeubles. Le partage, lorsqu’il est nécessaire pour
sortir de l’indivision, est l’acte le plus onéreux : de 4,837 % à 0,998 %, auxquels s’ajoute le droit de
partage de 2,50 % prévu par l’article 746 du CGI. Les débours, eux, ne sont pas tarifés : ils varient selon
le dossier et ne peuvent pas être annoncés à l’avance.
Totaux acte de notoriété et contribution de sécurité immobilière compris (0,10 % de la valeur des immeubles),
hors débours et hors droits de succession.
Deux marges de manœuvre existent malgré la réglementation. D’une part, le notaire peut consentir une remise
pouvant aller jusqu’à 20 % sur la part d’émolument calculée sur les tranches d’assiette supérieures ou égales
à 100 000 € (art. A444-174 du Code de commerce). D’autre part, renoncer au partage notarié, en restant en
indivision ou en organisant la répartition amiablement, supprime l’acte le plus coûteux de la chaîne. Le
détail complet se trouve sur la page
frais de notaire sur une succession.